Naissance du full-contact aux États-Unis d’AmériqueZone de Texte: Évolution et mutation des formes de rencontre aux U.S.A.

Dans les années 1960, aux États-Unis l’engouement pour le karaté ainsi que pour les autres arts martiaux (kempo, kung-fu, taekwondo, etc.) et la volonté de certains médias font évoluer les choses. Différents styles de pratiques martiales développèrent des formes de contact variées. De nombreux champions désireux de faire connaître la diversité de leurs techniques, contribuèrent à leur évolution. Des tournois sont organisés par des styles de combat divers ; comme l’United States National Karate Championship de Jhoon Rhee, la Bataille d’Atlanta d’Ed Parker, et dès 1963 les opens sur ring de bando burmese kickboxing (forme héritière de l’ancestrale boxe birmane). D’autres tournois importants comme le Mas Oyama All Worth America Championship (karaté kyokushinkai au K.O.) ont changé les traditionnels tournois de karaté jusqu’alors organisés sans contact. Également, l’idée de Bruce Lee (célèbre acteur de cinéma, au milieu des années 1970) et de Jhoon Rhee (professeur d’Alan Steen, de Jeff Smith et de Gordon Franks) de combattre avec protections et gants, a ouvert une nouvelle voie pour tous les amateurs de « combat réel ».

Zone de Texte: Un tournant décisif

Aux États-Unis, certains historiens[3] situent la naissance du full-contact, le 17 janvier 1970 à Long-Beach (Californie), quand le promoteur Lee Faulkner organisa une rencontre sur ring au K.O., opposant Joe Lewis à Greg Baines, combat de "Full Contact Karate" appelé "American Kickboxing" par un journaliste.
Enfin, une autre hypothèse semble faire la quasi-unanimité dans le Monde du full-contact. Aux États-Unis au milieu des années 1970, certains karatékas de haut niveau, décidèrent d’apporter la dose de contact qui manquait à leur discipline de compétition. C’est ainsi que commença la « révolution » du karaté. Ils procédèrent à des essais de nouvelles formes de combat. D’abord l’idée de l’ « open », satisfaisait les exigences de tous les adeptes des arts martiaux, où les pratiquants portaient des protections en matériau expansé, ce qui leurs permettaient de toucher un peu plus l’adversaire et sans que le K.O. soit permis. Ainsi on parla d’un "American Karate", en fait, il s’agissait d’un « Points Karate » (karaté de type escrime olympique à la touche contrôlée, appelé plus tard en Europe, « Semi-contact »). Mais ces grands tournois de « Points Fighting » (dit à la “touchette“) ne satisfaisaient pas tout le monde, il fallait une raison, bien plus importante pour attirer les sponsors et la télévision : le « K.O.system » (les Américains n’appréciaient pas les simulacres de combat). De nombreux pratiquants de
karaté et de points-fighting (semi-contact) évoluant dans les compétitions se sentirent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Alors, ils cherchèrent un sport dans lequel on utilise la puissance des coups de pied et des coups de poing, plutôt qu'en les arrêtant avant de toucher l'adversaire. C’est pour ces raisons que naquit le « Full Contact Karate » le 14 septembre 1974 à Los Angeles (Californie) lors d’une soirée historique réunissant 12000 spectateurs. Ce fut le premier championnat du monde P.K.A. sur tapis d’art martial (en Japonais, "tatami").

Zone de Texte: La révolution du karaté américain

Le premier héros fut le très célèbre karatéka Joe Lewis[4] qui disputa le premier match de « karaté » avec des gants de boxe. Un nouveau style de combat était né et, lentement cette forme sportive se structura, des rencontres s’organisèrent un peu partout et Howard Hanson, célèbre organisateur et ceinture noire de karaté shorin-ryu, eut l’idée d’organiser les combats sur un ring plutôt que sur un tatami. Il fallait une fédération pour régir ce nouveau sport, la première fut la « Professional Karate Association » (P.K.A.) fondée par Mike Anderson et les époux Don et Judy Quine. Cette fédération avait pour objectif de coordonner et de promouvoir cette discipline au niveau professionnel dans le monde entier. Mike Anderson à cette époque dirigeait la revue « Professional Karate Magazine » et organisait la « Top Ten » national à l’issue de laquelle des sommes importantes étaient distribuées aux vainqueurs. Cette forme de compétition a été introduite en France par Dominique Valéra (célèbre karatéka français) à la fin des années 1970, sous le nom de « full-contact », appelée plus tard « boxe américaine » suivant des directives ministérielles.
Rapidement les Américains dominent le monde occidental avec leurs vedettes comme
Bill Wallace dit « superfoot » grâce à sa légendaire jambe avant. Il est le porte drapeau du mouvement du « Full contact Karate », ensuite Joe Lewis bien sûr, Jeff Smith (meilleur « points-fighter » en 1974, élève du célèbre coréen Jhoon Rhee, connu comme le père du Taekwondo américain et inventeur des protections en plastique utilisées pour le lancement du full-contact le 14 septembre 1974), Isaias Duenas et Joe Corley.
Mais un autre tournant annonce la naissance du full-contact moderne. Howard Hanson, élève de Mike Stone, professionnel des organisations et visionnaire, s’aperçoit que les règles dans lesquelles les combats s’inscrivent sont trop limitées. Pour lui, un vrai champion doit défendre son titre contre des combattants de tous les pays. Certes, les Américains dominaient « leur monde » mais pour rencontrer les
Asiatiques (notamment les pratiquants de kick-boxing Japonais et Muay thai Thaïlandais), il fallait ajouter à leur sport une technique essentielle : la frappe dans les jambes ou « low-kick ». Enfin naquit un style plus complet alliant les techniques de poing (dites de boxe anglaise) et de pied (karaté, taekwondo…et muay-thaï) Fullcontact lowkick (kick-boxing) . Une des vedettes de la P.K.A., Benny « the jet » Urquidez, s’inscrit dans ce projet qui donnait naissance à une nouvelle structure, en 1976, s’occupant du Kick-boxing, la « World Karate Association » (W.K.A) devenue plus tard la « World Kickboxing Association». L’emblème choisi par la W.K.A. fut un globe entouré d’une ceinture noire afin de symboliser le but international de cette organisation.
Les pionniers du full-contact et du kick-boxing aux
États-Unis dans les années 1960 et 1970, sont trois personnalités du monde des arts martiaux américains, le comte Dante, Ray Scarica et Maung Gyi (Bando et boxe birmane)[5].

Coup de pied circulaire (round-kick) lors d’un combat amateur

Développement international

Dès le départ du full-contact « américain » en 1975, la plupart des pays européens reconnaissent la PKA comme structure originelle. Ensuite les responsables de grandes fédérations mondiales proposent des titres dans l’ensemble des disciplines pieds-poings (full-contact, muay-thaï, et kick-boxing) ce qui a pour effet, à côté des fédérations internationales d’origine (PKA, WKA, WAKO) de faire éclore rapidement de nouvelles structures dites « mondiales » pour s’emparer du marché !? Ce qui complique les choses pour donner du crédit aux titres internationaux délivrés.
Dans la plupart des pays, un seul organisme associe les différentes disciplines de combat et d'arts martiaux notamment les boxes pieds-poings (full-contact, kick-boxing et thaï-boxing), ce qui n'est pas le cas de la France où les dirigeants des différentes fédérations de boxes pieds-poings ont du mal à s'entendre pour mutualiser les moyens. Les fédérations internationales de kick-boxing les plus représentées dans le monde depuis les années 1970 sont : la World Kickboxing Association (WKA) (la plus ancienne et née en 1976 aux États-Unis), l’International Sport Kickboxing Association (ISKA) (née en 1986 lors de la régression de la Professional Karate Association (PKA) (structure initiale du kickboxing américain) et enfin la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO) née en 1978 en Allemagne.

Développement en Europe[modifier]

Dès 1975, il semblerait d’après certains historiens que la réputation du karateka français, Dominique Valéra, ait donné un élan important à cette discipline sportive. Son travail de promotion entrepris à l’aide de stage dits de « masse » dans le but de faire découvrir le full-contact américain en Europe a permis un développement rapide de cette discipline. Ainsi en Europe dès la fin des années 1970, s’installe dans le Monde des arts martiaux un fort engouement pour le full-contact conjugué par l’effet médiatique des films cinématographiques de l’acteur américain, Bruce Lee. Très rapidement, s’installent en Europe de grandes manifestations publiques avec comme point d’orgue l’organisation de titres professionnels. Puis, la mise en place d’opens amateurs européens et en 1978, la création d’une fédération européenne, la WAKO lancent définitivement la discipline.

Zone de Texte: En France

Premiere rencontre de full contact en France

25 mai 1976.

Le numéro de juillet 1976 du journal français Karaté est la source de ce paragraphe. L'affrontement se déroule au Palais des Sports, à Paris. Le chanteur Johnny Hallyday s’occupe de la promotion et apparaît dans ce but à la télévision. La composition des équipes est surprenante. Celle des USA est composée de 2 Mexicains (Ramiro Guzman et Isaias Duenas), 3 Américains (Gordon Franks, Jeff Smith et Bill Wallace) et d’un Français, Dominique Valera.

L’équipe européenne est composée uniquement de personnes provenant d’Allemagne, soit Lan Ung Kim, pratiquant le Taekwondo, Giuseppe (Joseph) Cosantino, Arno Koschik, Jörg Schmidt, Dieter Herdel et Kunibert Back. Seul Jörg Schmidt est mentionné comme étant un combattant de l’Institut Bruckner. Quant à Roger Paschy, qui avait gagné sa sélection, il y renonce deux jours avant le combat. Il aurait dû rencontrer Duenas.

Combats : Les combattants portent un casque de protection, ce qui a été décidé peu avant les matchs, à l’exception de Dominique Valera et Kunibert Back, qui refusent et combattent sans protection à la tête. Les combats se déroulent en 3 rounds, sur une estrade, sans ring.

Ramiro Guzman bat aux points Lan Ung Kim, parfois mentionné sous le nom de Lair. Ce dernier s'accroche tout le long du combat. Guzman le fait tomber au sol par des O-Soto-Gari, tenant plus du judo que du full-contact.


La France est un grand pays du full-contact, d’une part grâce au travail de promotion effectué en Europe dès 1975 par le champion charismatique de karaté, Dominique Valera et d’autre part, par son dynamisme sportif avec plusieurs dizaines de milliers de pratiquants sur le territoire français ; faisant de cette discipline, un des sports de combat français le plus pratiqué. Malgré cet engouement avéré le développement du full-contact sur l’Hexagone n’a pas été aidé aussi bien par les pouvoirs publics que par le Monde des sports de combat et arts martiaux. Ce phénomène peut s’expliquer par plusieurs raisons, d’abord la crainte de la concurrence notamment au démarrage par le milieu du karaté français (d’où l’interdiction de l’utilisation de son appellation originelle « full-contact karaté » !?), également par les autres disciplines de combat et d’autre part, la critique infondée consistant à présenter le full-contact comme un « sport dangereux » !? Ainsi, un travail de « sape » a été entrepris par de nombreuses fédérations concurrentes consistant à véhiculer des idées fausses sur la discipline aussi bien dans l’opinion publique que dans les hautes sphères du Ministère chargé des sports. Ainsi depuis les années 1970, comme pour de nombreuses boxes asiatiques (kickboxing et le muaythaï), le développement dans les milieux éducatifs notamment les établissements scolaires (école, collège, lycée et université) est quasi-inexistant ; alors que d’autres activités sportives similaires et aussi dangereuses par nature ont la primeur. Il s’agit là d’un phénomène que l’on pourrait qualifier de « chasse gardée » institutionnelle.

En France dès les années 1980, des désaccords entre des dirigeants ont partagé la discipline en deux tendances : le "full-contact" d’un côté et de l’autre la "boxe américaine". La Fédération Française de Full-contact (FFFCDA), suite à une délégation de service public rendue par un arrêté ministériel est officiellement responsable du "full-contact" depuis 2004 et à partir 2007 de la "boxe américaine"[6]. En 2008, une des branches de la "boxe américaine", la FBA-DA a rejoint une nouvelle structure dite « parallèle », la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) dans le Comité Français de K1-rules[7] Depuis la rentrée sportive 2009, la boxe américaine a retrouvée sa pleine représentativité au sein de la FFSCDA en s’organisant en Comité français (CFBA) et en obtenant la Délégation de pouvoirs ministérielle.

Pour l’arrivée en France du full-contact au milieu des années 1970, on retient le chef de file de la discipline, Dominique Valéra. Le développement de cette pratique, malgré la multitude de sports de contact qui existe déjà, est possible à l’époque grâce à ses règles se situant au carrefour d’un style dur comme la boxe thaïe et d’autres style dits moins rudes tel la savate boxe française. Dès 1975, un « rejet » de la part de certaines fédérations d’arts martiaux va freiner son installation sur le territoire français.
En 1976, peu après la naissance de la première fédération « française » de full-contact une mesure d’interdiction de l’enseignement sur le territoire français est prononcée par la direction des sports du ministère  ??
En 1978, suite à une demande du ministère chargé des sports l’appellation « full-contact » véhiculant aux yeux de l’Etat « trop de violence », l’activité prendra le nom de « boxe américaine » et ainsi la fédération originelle devient le Comité National de Boxe Américaine (CNBA).
Durant les années 1980 et 1990, de nombreuses péripéties propres à la mise en place de ces nouvelles boxes pieds-poings (full-contact, kickboxing et le muaythaï) vont déstabiliser la pratique des clubs. Tout d’abord en 1979, le ministère chargé des sports place le CNBA sous la tutelle de la Fédération Française de Boxe Française Savate (FFBFSDA). Puis en 1982, le CNBA reprend son autonomie en quittant la FFBFSDA et devient la Fédération Nationale de Boxe Américaine (FNBA). En 1983, une enquête du ministère chargé des sports (rapport Tetelin) et obtint un agrément provisoire de l’Etat et la FNBA devient la Fédération Française de Boxe Américaine (FFBA-DA). En 1985, l’agrément ministériel est retiré à la FFBA. En 1986, la FNBA et la FFBA-DA tente un rapprochement. En 1987, une nouvelle enquête du ministère chargé des sports qui amène en 1989 à la création de la FFUBADA (Fédération Française Unifiée de Boxe Américaine et Disciplines Assimilées). En 1989, un agrément ministériel est délivré à la FFUBADA et Dominique Valéra est nommé directeur technique national (DTN) ; il sera suivi en 1990 de la Délégation de pouvoirs. En 1992, les structures gérant le kick-boxing et le muay-thaï se rapprochent du full-contact. Puis l’ambition des uns, le mercantilisme des autres, et les fédérations pseudo-mondiales, ont eu raison de ce beau projet. Il faut attendre, en 1996, la constitution de la FFKBFCDA (Fédération Française de Kick-Boxing, Full-Contact et Disciplines Associées) pour rassembler réellement les trois boxes pieds-poings qui fonctionneront séparément au sein de la FFKBFCDA sur le principe d’une confédération.
Rapidement naissent des divergences de point de vue. Les différentes disciplines ne sont pas réellement autonomes au sein de la FFKBFCDA et un certain fonctionnement antidémocratique provoque une scission de la discipline. Ainsi une partie des dirigeants du kick-boxing, de la boxe américaine, et de la boxe thaïlandaise (muay-thaï), se regroupent en septembre 1996 au sein de la FFBADA (Fédération Française de Boxe Américaine et disciplines Associées), structure bénéficiant de l’agrément ministériel. Un agrément ministériel provisoire fut accordé aux deux fédérations (FFKBFCDA et FFBADA) jusqu’en août 1998. À l’issue de cette échéance, et durant la saison 1998-1999, le ministère chargé des sports, après un audit dans chacune des structures, demanda à la FFKBFCDA de proposer un regroupement, afin d’accueillir en son sein les pratiquants de full-contact et de boxe américaine. Cette unification donna naissance à la FFCDA (Fédération de Full Contact et Disciplines Associées) créée en 1999 - agrément ministériel. Elle deviendra FFFCDA (Fédération « Française » de Full Contact et Disciplines Associées) à l’obtention de la délégation de pouvoirs du ministère en charge des sports en 2002. L’agrément séparé pour chacune des activités (full-contact, muaythaï et kick-boxing) a, d’après les dires du ministère, pour but un auto-assainissement des structures. D’autre part, l’interdiction du ministère d’organiser des titres internationaux et des ceintures professionnelles sur le territoire français
[8] imposée aux fédérations agréées dans l’intention d’éloigner un éventuel profit de certains dirigeants fédéraux au détriment des licenciés, handicapera radicalement les combattants « élites » (professionnels), les obligeant à disputer des titres à l’étranger !? Début des années 2000, une reprise d’organisation de titres « élites » revoit le jour sur le territoire français sans qu’une quelconque autorisation soit formulée par le ministère chargé des sports !?
Suite à la décision ministérielle d’interdire l’organisation de titres internationaux sur le territoire français, deux structures ayant promu les boxes pieds-poings au début des années 1980, la « WKA-France » et l’« ISKA-France », se mettent en suspend jusqu’à ce que Thierry Muccini, en 2002, relance la dynamique ce cette antenne française en amenant une sélection française à des événements internationaux. Au regard du succès rencontré par l’équipe française aux championnats du Monde WKA de 2002 à 2005, Alain Delmas et Thierry Muccini, décident de redorer le blason des deux fédérations les plus populaires au Monde, la WKA et l’ISKA. L’été 2006, ils relancent la WKA-France et en janvier 2007 l’ISKA-France. Ainsi, ils vont permettre à la France de retrouver la représentativité internationale qui lui manquait depuis la fin des années 1990.
En début de saison 2008-2009, suite à la « crise sportive » qui traverse les boxes pieds-poings avec l’arrivée d’une nouvelle structure imposée par le ministère, ces deux organes, la WKA-France et l’ISKA-France, rejoignent la Fédération Française de Full-contact (FFFCDA) dans le cadre de la « Commission pugilistique ».
Durant le printemps 2008, à l’annonce de la naissance d’une « fédération parallèle », la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA), un vent de panique traverse le « paysage du pieds-poings français ». En effet, cette « nouvelle fédération » obtient de l’Etat l’agrément ministériel en mai 2008, avant même sa mise en activité et surpasse ainsi les « fédérations en place » !? Dès la rentrée sportive, il s’opère un « mouvement de population » vers cette nouvelle structure pour les disciplines suivantes : kick-boxing, muaythaï, kung-fu de contact (wushu), boxe américaine, pancrase, bando et quelques sports de combat mineurs. En décembre 2008, la délégation de pouvoirs vient renforcer le projet implicite de regrouper dans une même entité les disciplines de contact afin de mutualiser les moyens (D’ailleurs, ce projet ne fera l’objet d’aucun communiqué de presse de la part du ministère chargé des sports !? Ainsi, une majorité de pratiquants feront comprendre leur désapprobation). Par conséquent, les trois « fédérations en place » depuis des décennies, Fédération Française de Full Contact (FFFCDA), Fédération Française de Muaythaï (FFMDA) et Fédération Française de Wushu (FFWaemc), a qui l’Etat avait accordé jusqu’alors sa confiance, se retrouvent exclues des aides de l’Etat (subventions de fonctionnement et cadres techniques à disposition).
Rebondissement en juin 2009, l’agrément ministériel est retiré par le Conseil d'État à la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) pour constitution associative non-conforme. Par voie de conséquence, les « fédérations en place » retrouvent leurs statuts légitimes sur la scène des pieds-poings. Mais quelques jours plus tard, l’agrément est redonné à la hâte à cette « nouvelle fédération » juste après le remaniement ministériel ; et sachant que de l’examen de la délégation de pouvoirs doit être reconduite pour trois autres fédérations en place dans les jours à venir (Fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muaythaï) ?? Durant l’été 2009, le nouveau cabinet ministériel chargé des sports confie le « dossier épineux de l’attribution de la délégation de pouvoir » au Comité Olympique Français (CNOSF) pour un « avis consultatif ». Dès la rentrée 2009 au CNOSF, une commission d’examen constituée des représentants des plusieurs fédérations de sports de combat et d’arts martiaux auditionne les présidents des quatre structures concernées (La nouvelle fédération de sports de contact et les anciennes, fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muaythaï). Nouveau rebondissement un mois plus tard (octobre 2009), la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) obtient, au grand étonnement des « anciennes fédérations », la délégation de pouvoirs pour toutes les disciplines à l’exception du wushu (accordé à la fédération française de WUSHU-aemc). Par la même occasion, le ministère rajoute à la liste d’activités de la précédente délégation de la FFSCDA/Sports de contact, la boxe américaine, auparavant attribuée à la FFFCDA/Full-contact. Encore une fois, il s’agit d’un « fait unique dans l’histoire du sport français » où une « nouvelle structure » s’approprie une faveur ministérielle  !? Quelques temps après, les présidents des vieilles fédérations (Muaythaï et full-contact) apprennent que leurs dossiers de demande de délégation n’ont pas été transmis, par le ministère, au Comité olympique français pour avis?? Les anciennes fédérations n’en resteront pas là, notamment en faisant appel auprès du Conseil d’Etat pour exprimer encore une fois l’aspect non-conforme de la procédure et non légitime cette décision.
En octobre 2009, se constitue une confédération de sports de combat regroupant des sports olympiques et non olympiques, grand étonnement la nouvelle fédération ne rejoint pas cette association !?

Réglementation

Comme tout sport, le full-contact est défini par une réglementation qui fixe ses modalités d'action et ainsi en détermine sa spécificité. Les fulleurs utilisent leurs poings selon les modalités proches de la boxe anglaise et ne peuvent donc frapper en dessous de la ceinture. Les techniques de jambe sont elles aussi interdites sous la ligne de la ceinture mais les balayages sur le chausson en mousse restent possibles. Ces contraintes réglementaires en font une discipline ayant une stratégie spécifique du point de vue sportif.

Technique

Un coup de poing crocheté du droit (hook-punch)

Les coups de poing sont repris de la boxe anglaise, les coups de pied sont identiques à ceux des arts martiaux et peuvent atteindre la tête et le buste.

Zone de Texte: Techniques de poing

Zone de Texte: Coups de poing usuels

Article détaillé: coup de poing

Direct (straight-punch en anglais) : coup de poing direct

Coup de poing direct « long » : le jab (coup de poing direct du bras avant) et cross (coup de poing direct du bras arrière)

Coup de poing direct « court » (short straight-punch en Anglais) utilisé à distance rapprochée.

Crochet (hook-punch en anglais) : coup de poing circulaire et le swing (appelé également stick-punch en anglais) : coup de poing circulaire large.

Uppercut (ou undercut en anglais).

Zone de Texte: Coups de poing moins usuels

Cross-counter : se présente comme un contre qui croise le bras adverse

Back-fist (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers

Spinning back-fist (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retourné

Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant.

(*) Autorisé chez les professionnels mais pas dans tous les pays

Un coup de pied circulaire (roundhouse-kick) en Full-contact professionnel

Zone de Texte: Techniques de jambe

Zone de Texte: Coups de pied usuels

Front-kick : coup de pied direct. Il est de forme "pistonnée", push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettée » (front snap-kick).

Side-kick : coup de pied de côté

Semicircular-kick : coup de pied en diagonale

Roundhouse-kick : coup de pied circulaire. Deux hauteurs de frappe : coup de pied médian (middle-kick) et coup de pied haut (high-kick) ;

Hook-kick : coup de pied crocheté

Back-kick : coup de pied en arrière

Sweeping (ou footsweep en anglais) : coup de pied de balayage.

N.B. : Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :

- Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras)

- High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tête).

- Low-kick : coup de pied bas autorisé uniquement dans la version du "full-contact avec low-kick".

Ces vocables précédents sont des erreurs terminologiques car les techniques de jambe suivant leurs formes ont des appellations distinctes (Ex. : au niveau « high-kick » : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc. et pas seulement le roundhouse-kick).

N.B. : Il existe de nombreux coups de pieds hybrides, tel le "side-front" qui est un "side-kick" avec les hanches plutôt de face permettant une liaison instantanée des techniques de poing très utiles en défense active

Retrait de buste sur un attaque en coup de pied circulaire (roundhouse kick)

Back-kick en contre lors d'une attaque en ligne haute

Zone de Texte: Coups de pied moins usuels

Catégorie des coups de pied dit « en bâton » (stick kick) :

Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face).

Hammer kick : coup de pied retombant porté avec le talon – coup de pied dit en "marteau" ou axe-kick).

Zone de Texte: Coups de pied retournés et volants

· Spinning hook-kick (ou turning hook-kick): coup de pied crocheté et retourné

· Spinning side-kick : coup de pied latéral et retourné

· Spinning back-kick (ou turning back-kick) : coup de pied en arrière et retourné

· Jumping front-kick (ou flying-kick) : coup de pied frontal et sauté

· Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sauté

Jumping side-kick : coup de pied latéral et sauté

· Jumping back-kick : coup de pied en arrière sauté.

(*) Certaines techniques peuvent retournées et sautées à la fois

Zone de Texte: Défense

Article détaillé: défense

La défense en boxe se résume par un ensemble d’actions destiné à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les déviations de coups, les esquives de coups, les déplacements (mobilité pour ne pas être atteint) et les actions de neutralisation.

Se garantir contre les attaques adverses se présente comme un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion à côté d’attaquer les cible adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre avantage.

On distingue plusieurs objectifs de défense :

La simple mise en sécurité de ses propres cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : couverture neutre, blocage neutre, encaissement, etc.),

La réalisation d’actions destinées à utiliser l’activité adverse à son avantage (appelée par certains auteurs, défense active : le blocage déviant ou la « parade chassée » dans le but de déséquilibrer, le blocage absorbant, l’esquive (pour ces trois formes liés à des ripostes simultanées), puis le coup d'arrêt suivi également d’une riposte.

La mise en difficulté de réalisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une déstabilisation à base de techniques de menace, de leurre, de battement, etc.).

Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Pour dépasser le cliché suivant, "la meilleure défense, c'est l'attaque", on dira : Le but à atteindre serait d’être capable de défendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les positions avec le moindre risque.

On distingue trois catégories de défense :

La défense dite « classique » ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture », parade bloquée, parade opposition...),

La défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d'arrêt, dégagement),

Et la neutralisation ou activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive adverse (verrouillage des armes adverses, avancée au contact…).

Zone de Texte: Attitude, garde et style

Article détaillé: posture en sport de combat

L’attitude désigne deux notions principales. D'abord la façon de se tenir en situation d'opposition (Façon d’être positionné, de se tenir, de s’orienter, d’être protégé ou en garde, etc., dans le combat - posture, garde, positionnement...) et d'autre part, la façon de se comporter en termes de comportement d'opposition (style utilisé, stratégie globale employée...). Ex. : on recense différentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en « crouch » (ramassée), garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arrière, garde en appuis très écartés, etc. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant à l’égard de son adversaire. Ex. : une attitude de profil peut être le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre.

Les anglophones parlent plutôt de « position » que de « garde » à proprement parler (ex : « sidestep » pour la garde latérale). La garde pour ces premiers c’est le haut du corps et également les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme « upright stance » pour une position verticale de buste et « full crouch » pour une attitude recroquevillée. Pour nous, on utilise l’expression d’attitude de combat lorsqu’on désigne l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde » dans l’école française, on pense souvent à la position des bras pour se protéger. Mais bien plus que cela, elle désigne une organisation corporelle permettant au combattant de se préparer à défendre et d’autre part à passer à l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d’efficacité. Différentes positions permettent de faire face à un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelées à défaut « garde ». Comme son nom l’indique, « être sur ses gardes » c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour réagir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversée, garde haute, garde basse, garde avancée, garde ramassée, etc. Certes, il très important « d’être gardé » (hermétique), mais il faut également adopter une attitude qui permettre d’agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). A contrario un boxeur n’adoptant pas d’attitude définie où ayant les bras « en bas » est dit « non gardé ». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).

Le style représente la manière de faire propre à chaque individu et que l’on peut rapporter à des classes de « comportement-type ». Elle est propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrête pas là. On recense différents caractères variables pour chaque « typologie ». Par exemple, chez les styles « techniques » : boxer en coups longs, en coups d’arrêt, en coup de contre. Chez les styles « physiques » : faire le forcing, boxer en crochets puissants « à la godille », chercher le corps-à-corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre » ; cela à la manière d’un musicien qui répète ses gammes préférées. D’autre part, ce qui est appréciable dans un combat c’est l’opposition de styles. On a pour exemple le combat des années 1980, Sugar Ray Leonard contre Marvin Hagler. Le premier, utilise une boxe à reculons, faite de larges pas de côté, d’esquives de buste et de contre-attaque précises. Alors que le second, use d’une boxe en progression avant, d’une attitude compacte le buste en avant et de coups très puissants.

Zone de Texte: Tenue et équipements de protection

Les combattants portent un pantalon d’art martial ou de boxe avec quelquefois la ceinture de grade. En termes de protections, une spécificité : des chaussons en mousse dits de « boxe américaine » qui recouvrent le dessus du pied et des protège-tibias matelassés. Les jeunes et amateurs de tous âges portent un casque.

Comme pour la plupart des boxes pieds-poings, la compétition de full-contact (plein-contact) se déroule sur un ring. Le light-contact, forme contrôlée du full-contact notamment pour les jeunes et les débutants, peut s’effectuer sur un praticable de tapis d’arts martiaux.

En termes de pratique compétitive, en France, on trouve les styles de full-contact suivants :

Le « light-contact » (« soft-contact ») : épreuve technique c’est-à-dire dont le but et d’atteindre les cibles autorisées avec exclusion de la puissance de frappe.

Le « médium-contact » (« light-contact international ») : épreuve technique c’est-à-dire dont le but et d’atteindre les cibles autorisées avec puissance de frappe modérée. Cette forme de rencontre a été mise en place en 2002 par la WKA-France et l’ISKA-France sous l’initiative d’Alain Delmas responsable de la Commission pugilistique de la Fédération (Française) de Full-Contact (FFFCDA).

Le « plein-contact » : forme originelle du full-contact juniors (18-19 ans) et les seniors (20-34 ans). Pour les cadets (16-17 ans), le pré-combat, sorte de plein-contact où le hors-combat est prohibé.

· Le « plein-contact avec low-kick » : forme de full-contact avec coups de pied dans les jambes.

· Le « super-fight » : tournoi multi-disciplines exécuté face au même adversaire ans trois formes (en semi-contact, light-contact et plein-contact) pour les juniors (17-18 ans) et les seniors (19-34 ans).

Il existe d’autres types de pratique compétitive, le no-contact et pour les plus petits les « oursons » (parcours technique et éducatif).

De nombreuses disciplines sont dérivées de la pratique du full-contact et même certaines sont très prisées :

L’énergie-full , activité de mise en forme de type cardio-training et sa version de compétition, l’aéro-kick, discipline privilégiant la démonstration technique en musique.

Le full-défense, discipline dédiée à la défense personnelle

Grands noms

Zone de Texte: Combattants mythiques des années 1970-1980

Joe Lewis - États-Unis : dit l' « immortel ». Légende majeure du karaté et full-contact aux États-Unis

Bill Wallace - États-Unis : Mister « superfoot ». Grand champion des années 1970 dont sa réputation s’est faite avec ses techniques de jambe avant et des techniques de poings redoutables.

Benny Urquidez - États-Unis : dit « The Jet » - États-Unis (également grand champion de kickboxing)

Jeff Smith - États-Unis : la « Bombe de Washington D.C. »

Don Wilson - États-Unis : surnommé l’« U.S. Dragon » (Don The dragon Wilson)

Dominique Valéra - France : « Le King », icône du karaté et full-contact européen. Promoteur du full-contact en Europe.

Zone de Texte: Grandes figures internationales des années 1980-1990

Jean-Yves Thériault, Mister Punch - Canada. À révolutionné l'utilisation des techniques de poing en full-contact.

· Michel Rochette - Canada.

Fred Royers - Pays-Bas (également grand champion de kickboxing et autres boxes pieds-poings). Un des premiers représentants de la WKA en Europe.

Rick Roufus - Etats-Unis. Réputé pour ses techniques de jambes retournées et sursautées.

Rob Kaman - Pays-Bas (également grand champion de kickboxing et autres boxes pieds-poings)

Zone de Texte: Grands champions français depuis le démarrage sur l'Hexagone

Années 1970 et 1980 :

- Dominique Valera qui a beaucoup promu le full-contact en France - grand Karatéka - légende vivante du Full-contact et du karaté français

- Edmond Ardissone, 1er français champion du Monde PKA et PKC

- Daniel Rennesson, grand technicien du full-contact

- Pascal Leplat, combattant très rude et efficace (également grand champion de kickboxing)

- Youcef Zénaf, figure emblématique du full-contact français des années 1980

- Christian Battesti, grande figure des années 1980

Années 1990 et 2000 :

- Imed Mathlouthi, fulleur hors normes

- Fouad Habbani, grand combattant et styliste du full-contact qui a disputé 17 fois le titre de champion du Monde avec succès

- Samir Mohamed dit "le Petit prince des rings", grand combattant et polyvalent des boxes pieds-poings

Sources

· Delmas Alain., Définition du Kick-boxing (Document de formation d’entraîneur) , FKBDA, 1999 - Lexique de la boxe et des autres boxes (Document de formation d’entraîneur), Aix-en-Provence, 1981-2005

· Delmas Alain, Callière Jean-Roger, Histoire du Kick-boxing (Document de formation d’entraîneur) , FKBDA, 1998

· Lombardo Patrick, Encyclopédie mondiale des arts martiaux, Éditions E.M., Paris, 1997.